Exposition “MéTAMORPHoses” par Angélique Jung

Exposition “MéTAMORPHoses” de ANGELIQUE JUNG
Expo : Du 6 au 30 septembre

Infos pratiques :
Entrée libre
Vernissage : vendredi 6 septembre à 19h
Studio PASTEL : 6 rue de l’Écu à Reims

Résumé :
Après « Les expressions populaires » et « Les p’tites bonnes femmes » , cette  nouvelle série de sculptures se propose d’explorer  l’humain et ses possibles métamorphoses dans le monde contemporain.
Jusque récemment les hommes-animaux peuplaient nos imaginaires : les Fables de La Fontaine, « Rhinocéros » de Ionesco, « L’albatros » de Baudelaire,  de nombreux artistes  se sont servis de l’animalité pour parler de l’humanité. A l’heure où les espèces animales sont en voie d’extinction, où le monde vivant est en danger ,  que reste-t-il à l’humain pour se raconter ? Pour se transformer ? Dans le règne de l’objet-roi et de la consommation excessive , quelles sont les métamorphoses imaginables pour l’espèce humaine ?  L’humain est-il finalement devenu une marchandise comme les autres ? Autant de questions qui alimentent cette nouvelle recherche.

Un mot sur l’artiste :
Angélique Jung travaille le calcaire depuis vingt ans. Elle a expérimenté tous types de pierres tendres et dures. Désormais elle sculpte des pierres locales, soit la pierre de Jaumont soit la pierre de Savonnières. Toutes les sculptures sont taillées exclusivement à la main. En cette époque où la machine remplace progressivement les hommes dans toutes leurs activités, il était essentiel à l’artiste de préserver un savoir-faire manuel, malgré le souci de rentabilité et de vitesse si cher au 21ième siècle. Pour rendre la pierre plus vivante, elle la peint avec des pigments naturels provenant de la dernière pigmenterie de France située dans les Ardennes « Le Moulin à couleurs ». Ce n’est pas une technique qu’elle a inventée puisque au moyen-âge, l’intérieur des églises était peint, les chapiteaux et les colonnes aussi. Par ailleurs, de nombreux dessins réalisés à l’encre viennent étoffer ses recherches plastiques. Ce ne sont pas des esquisses préparatoires, mais un autre médium pour créer, pour s’exprimer. Ces deux mondes faits de calcaire et d’encre se chevauchent, se répondent, s’éloignent, se cherchent, s’entrelacent pour raconter la vie.